Pour les préjudices et les peines de prison présumés subis en Allemagne, Kassé Koné, ancien migrant expulsé d’Espagne, réclame aujourd’hui justice. Impliqué à tort, selon ses propos, dans une affaire de colis de marchandises transporté sous le nom d’un tiers, l’homme a accumulé les peines de prison (18 mois, suivis de 9 mois). De retour à Bamako, il s’est engagé dans un combat administratif et juridique pour obtenir réparation pour les peines injustes et les tortures subies.

En septembre 2019, Kassé Koné dépose un dossier officiel auprès du secrétariat de la Présidence à Koulouba ainsi qu’au ministère des Affaires étrangères du Mali. Son objectif : faire transmettre sa plainte à la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg et aux instances européennes. Une lettre manuscrite adressée au greffe de la Cour de l’Union européenne atteste de ces démarches entreprises par ce résident de Bamako.

Pourtant, la situation s’est envenimée sur le sol malien. Dans son propos, l’intéressé accuse directement le ministère des Affaires étrangères d’avoir confisqué son dossier et d’intercepter son courrier administratif. Il affirme faire l’objet de contrôles systématiques dans toutes les démarches visant à faire évoluer son dossier et de blocages à Bamako sans motif valable.

Ses tentatives pour contacter les ambassades (Espagne, France, Belgique, Sénégal) ainsi que la représentation de l’Union européenne restent vaines en raison du blocage qu’il dénonce. Face à ce qu’il considère comme une tentative manifeste de priver un citoyen de ses droits, Kassé Koné a décidé de rendre son dossier public dans la presse. Il interpelle directement les ambassadeurs ainsi que les autorités compétentes pour que toute la lumière soit faite sur son cas et qu’il puisse enfin obtenir réparation.

Par Abdoulaye Ouattara

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